Messe des curieux – 16 juin 2019 à 11h et à 19h30

Dans notre entourage certains attendent, peut-être sans le savoir, de rencontrer le Christ. Comment oser leur dire « Viens et vois, le Seigneur t’accueille » ?

Au cours des 5 prochaines semaines, nous vous proposons une démarche de préparation en vue d’inviter un ami, collègue, voisin à venir découvrir la messe, dimanche 16 juin à 11h ou à 19h30 et à vivre un moment de partage au déjeuner ou au dîner qui suivront.

 

En 5 semaines
devenons missionnaires
du Dimanche des Curieux

 

(avec l’aimable autorisation de Frère Barthélémy, curé de la paroisse Sainte-Cécile à Boulogne)

Semaine 2 : Se mobiliser par la prière
                                                        du 19 au 26 mai

Il n’est possible d’évangéliser que si notre relation à Dieu est vive et intense.

Quand la Samaritaine s’est rendue au village voisin pour inviter les habitants à venir voir qui est Jésus, c’est parce qu’il s’est passé quelque chose au cours de cette rencontre.
Elle a découvert un homme qui lui a dit tout ce qu’elle avait fait, qui la connaissait, qui a éveillé en elle une soif, un désir qu’elle n’avait pas su assouvir jusque-là. Elle s’est sentie reconnue sans être jugée par quelqu’un qui pourtant connaissait les vicissitudes de sa vie. Cette femme n’est pas hésitante. Immédiatement elle pose sa cruche et court au village.

Si nous venons à la messe le dimanche c’est parce que le Christ a déjà une place dans notre vie, qu’il compte au point que nous voulions lui offrir du temps dans nos semaines déjà bien prises.
Le Seigneur connaît le prix de l’offrande de notre temps. Mais tout comme les relations amicales ou amoureuses, notre relation à Jésus peut connaître des saisons, des automnes, des hivers mais aussi des renaissances.
Si nous traversons un désert, nous pouvons demander la grâce d’une âme plus fervente, d’un amour de Dieu plus vivant et conscient.

J’aimerais que nous puissions redécouvrir cette semaine l’importance du silence.

Si la foi consiste à entendre Dieu nous parler, il faut commencer par apprendre à nous taire.
Quand nous aimons quelqu’un, le silence partagé est le signe d’une intimité profonde.
Pour que le silence apparaisse il faut calmer notre esprit, en commençant par habiter notre cœur, couper avec ce qui nous retient au passé ou nous préoccupe. Le silence crée en nous un espace qui nous apaise, nous aide à prendre une juste distance aux événements, nous offre un authentique repos. Au cœur de cet espace, Dieu peut agir. La transformation sous l’action de la grâce est très lente. Notre génération habituée à l’immédiateté a bien du mal à s’y retrouver.

Durant ces temps de prière silencieuse, je demande au Seigneur de m’aider à discerner des personnes que je connais par mon travail, dans ma famille, mes amis, l’école, les loisirs et qui ne connaissent pas Jésus ou n’ont pas ou plus de lien avec Lui.
Les « curieux » ne sont pas des inconnus : ce sont des personnes de mon entourage avec qui j’ai une relation de confiance.

CETTE SEMAINE

Je lui confie cette (ces) personne(s) tout
au long de cette semaine.
– Quel(s) est(sont) le(s) nom(s) du(des) curieux que je veux inviter ?
– Quelle prière quotidienne puis-je réciter pour confier cette(ces) personnes ?
(Je vous salue Marie, Notre Père, prière de Charles de Foucauld…)
Je finis chaque jour par cette simple prière
« Seigneur donne-moi un cœur brûlant d’amour et missionnaire »

 

Semaine 1 : Pourquoi évangéliser ?
du 12 au 18 mai

Pour la 1ère année, nous allons commencer une démarche de préparation en vue d’inviter un ami, collègue, voisin à venir découvrir la messe.

A travers cet événement c’est une prise de conscience, un choc que je désire susciter. « Évangéliser est une nécessité qui s’impose à moi » (1 Co 9, 16), disait saint Paul.

Sous bien des aspects la situation en Europe aujourd’hui s’apparente aux débuts du christianisme, car les chrétiens sont redevenus minoritaires au milieu d’une culture païenne. En effet, en moins d’un demi-siècle, un changement spectaculaire s’est opéré. Alors qu’en 1965, 95 % des Français se disaient chrétiens et 25 % d’entre eux pratiquaient, aujourd’hui seulement 30 % des Français se reconnaissent chrétiens et moins de 2 % pratiquent, ce qui correspond à une diminution annuelle de 1 million de chrétiens en France par an durant ces 40 dernières années.
Rien ne nous permet de dire que cette tendance va maintenant s’inverser.

Durant les années 70 se sont distillées dans la conscience collective deux idées délétères :

  • La religion est une affaire qui doit demeurer dans la sphère privée.
    Il est devenu tabou d’en parler.
  • Ce n’est pas d’aller à la messe qui fait de nous des chrétiens.

Si la génération des baby-boomers a secoué le fardeau d’une religion chrétienne qui lui semblait trop hégémonique, la foi se doit d’être aujourd’hui le fruit d’un engagement conscient et libre.

Ces chiffres pourraient nous conduire au fatalisme et à l’inaction.
Toutefois une question se pose : sommes-nous face à une sortie de la religion comme l’ont prophétisés Nietzsche ou Marcel Gauchet ? Je ne le crois pas ! La soif de spirituel prend d’autres formes, plus cachées parfois ésotériques.
L’anticléricalisme qui a marqué une grande partie du XXème siècle laisse place bien souvent à l’ignorance ou la méconnaissance.
Mais lorsqu’apparaît chez nos contemporains un questionnement spirituel ce n’est pas vers l’Église qu’ils se tournent, parce qu’elle leur paraît, à tort ou à raison, comme un lieu moralisateur ou moribond.

Si nous ne créons pas des ponts, si nous ne facilitons pas l’accès à nos communautés chrétiennes, ce sont d’autres formes de salut qu’ils chercheront. Nous sommes pourtant riches d’une tradition spirituelle si belle…

Ce n’est pas moins qu’une révolution que nous devons appeler de nos vœux. Un ami m’a fait parvenir un texte du pape François, que je trouve particulièrement inspirant.

« Aujourd’hui, un chrétien, s’il n’est pas révolutionnaire, n’est pas chrétien. Je ne comprends pas les communautés chrétiennes qui sont fermées. Dans l’Évangile, il est beau le passage qui nous raconte que le berger revient et s’aperçoit qu’il lui manque une de ses 99 brebis et part la chercher… Frères et sœurs, mais nous en avons une seule, il nous en manque 99 ! ». Nous devons demander au Seigneur la générosité, le courage et la patience pour sortir et annoncer l’Évangile. Il est plus facile de rester à la maison avec notre unique brebis, pour la brosser et la caresser, mais nous les prêtres et tous les chrétiens, le Seigneur veut que nous soyons des pasteurs, pas des brosseurs de brebis. Il y a eu beaucoup de révolutionnaires dans l’histoire, mais aucun n’a eu la force de la révolution apportée par Jésus, une révolution qui change en profondeur le cœur de l’homme. Dans l’histoire, les révolutions ont changé les systèmes politiques, économiques, mais aucune n’a vraiment modifié le cœur de l’homme. La vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie et elle a été accomplie par Jésus ».

La foi chrétienne a déjà initié une authentique révolution. Ce fut au début de son histoire. Paul proclamait que tous, esclaves, homme libres, hommes ou femmes participent à la même dignité de fils de Dieu. A ceux qui pensaient que les dieux étaient objets de crainte et de soumission, il annonçait un Dieu, aimant et miséricordieux. Personne n’avait parlé de la sorte…

C’est parce que le discours des apôtres était révolutionnaire qu’il s’est répandu comme une traînée de poudre. Et c’est parce que le message de l’Eglise n’est plus perçu comme révolutionnaire mais plutôt rétrograde, c’est parce que pour beaucoup il a des airs de déjà vu, voire se résume à un contenu simpliste, ou moralisant, qu’il est devenu inaudible.

L’Évangile nous pousse-t-il à être révolutionnaires ? À sortir de notre zone de confort ? Nous bouscule-t-il ? Ne risquons-nous pas de réduire l’Eglise à un petit cocon où il est bon de se retrouver « entre soi » et l’Évangile à un code de bonne conduite ? « C’est le moment, il est l’heure de sortir de votre sommeil » nous admoneste saint Paul dans sa lettre aux Romains. Nous devons sortir du mutisme dans lequel nous nous sommes parfois enfermés.
Comme le rappelait le père Theillard de Chardin : « L’avenir appartient à ceux qui donnent à la génération future des raisons d’espérer ».

Notre culture restera chrétienne si nous acceptons de prendre une part active à l’annonce de l’Évangile.

 

CETTE SEMAINE

Dès cette semaine,

je vous invite à prier pour découvrir quelle(s) personne(s)
le Seigneur vous appelle à inviter.

Ouvrons largement notre paroisse
le 16 juin prochain.

Cette messe des curieux sera réussie
si chacun accepte de s’engager
par la prière et l’action.