Message du Curé

Message aux paroissiens des 24 et 25 mars

Chers amis paroissiens et paroissiennes,

Aujourd’hui, mercredi 25 mars, en communion avec toute l’Eglise nous fêterons la solennité de l’Annonciation. Nous ferons mémoire de ce jour où l’ange Gabriel apporta l’annonce à Marie qu’elle deviendrait Mère du Fils de Dieu, Jésus-Christ.

Par son oui, Marie, a offert à Dieu le oui de l’humanité pour une nouvelle alliance de grâce avec Lui. A travers le oui de Marie, le Fils éternel et bien-aimé du Père vient se faire l’un de nous, pour toujours.

Celui dont nous allons commémorer à Pâques la mort et la résurrection pour notre salut et le salut du monde, est venu dans la condition humaine pour l’assumer pleinement et nous partager sa propre vie éternelle, l’amour du Père.

C’est la proximité inouïe de Dieu à chacun de nous et à tout ce que nous vivons qui s’inaugura en ce jour, car ce fut le jour de l’Incarnation de Dieu. « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni à tout homme » dit le Concile Vatican II (Gaudium et Spes 22,1).

Dans le livre d’Isaïe il est dit : »Or ce sont nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé« , (ch. 53,4). Croyons que Jésus est spécialement aux côtés de ceux qui sont confrontés à l’épreuve du Covid19, mais aussi de tant d’autres maladies. Croyons que Jésus est proche de tous ceux qui s’emploient sans compter à prendre soin, à servir.

Prions pour que cette proximité de Jésus et de Marie soit une consolation pour ceux qui souffrent ou sont inquiets et désemparés. Prions pour que les familles, pour que les personnes seules ou pauvres qui souffrent plus particulièrement de ce temps de confinement puissent ressentir au fond de leur cœur cette proximité du Dieu de tendresse qui les aime et les protège.

Puissions nous nous aussi être des instruments vivants de cette proximité.

Bien fraternellement,

P. Antoine d’Eudeville, curé +

Peinture murale de l’Annonciation, Eglise Notre-Dame des Champs, Paris

Retrouvez d’un clic les messages précédents : Message du 19 mars 2020, Message du 17 mars 2020

 

LE PAPE FRANCOIS 

QUELQUES CITATIONS AU SUJET LA PANDEMIE

«Je me confie au Seigneur. J’exulterai et je me réjouirai de ta miséricorde, car tu as regardé avec bonté ma misère» (Psaume 30, v.7-8). 

Lundi le 23 mars : «Nous prions aujourd’hui pour les personnes qui commencent à ressentir des problèmes économiques à cause de la pandémie, parce qu’elles ne peuvent pas travailler et que tout cela retombe sur la famille. Nous prions pour les personnes qui ont ce problème». 

Mardi 24 mars : «À la pandémie du virus nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Faisons sentir notre proximité pour les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité pour les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires… Notre proximité pour les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles, mais pour notre bien. Notre proximité aux policiers, aux soldats qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route, pour que s’accomplissent les choses que le gouvernement demande de faire pour le bien de nous tous. Proximité à tous.» 

Deux initiatives du Pape 

LAngélus et Notre Père à 12h, ce mercredi 25 mars

 et une prière à 18h00 retransmise depuis la Place Saint-Pierre suivie de la bénédiction Urbi et Orbi le vendredi 27.  

 

DES PROPOSITIONS DE CAREME EN LIGNE en cliquant ici

 

Déclaration des évêques de France sur la situation actuelle et la fête de l’Annonciation – 25 mars

L’ensemble des évêques de France invite les Français à un geste commun le mercredi 25 mars prochain. Les catholiques lui donneront une signification particulière en raison de la fête de l’Annonciation, mais tout le monde peut s’y joindre : déposer une bougie sur sa fenêtre au moment où les cloches sonneront sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. Nous, catholiques, demanderons en même temps à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité en ces temps et de nous obtenir la grâce de l’Esprit-Saint pour que nous sachions trouver les gestes nécessaires.

Mgr Éric de Moulins-Beaufort
Archevêque de Reims
Président de la Conférence des évêques de France

Communiqué des Evêques de France

Notre pays, avec de nombreux autres, traverse une grande épreuve. Le chef de l’État nous appelle à laisser de côté nos divisions et à vivre ce temps dans la fraternité. C’est pourquoi nous avons voulu que ce message destiné en premier lieu aux catholiques s’adresse aussi à tous nos concitoyens sans distinction.

Nous le faisons dans un esprit d’humilité, mais avec la certitude que la foi chrétienne a une mission spécifique dans ce monde et qu’elle ne doit pas s’y dérober. Nous pensons aussi à tous ceux et celles qui partagent avec nous la foi en Dieu et la conviction qu’Il accompagne notre vie. Nous pensons enfin à tous ceux et celles qui ne croient pas mais souhaitent que la solidarité et l’esprit de service s’accroissent entre les hommes.

À tous, nous disons notre désir que notre communauté nationale sorte grandie de cette épreuve. Depuis bien des années déjà notre humanité a l’intuition qu’elle doit changer radicalement sa manière de vivre. La crise écologique nous le rappelle sans cesse, mais la détermination a fait largement défaut jusqu’ici pour prendre ensemble les décisions qui s’imposent et pour s’y tenir. Osons le dire, l’égoïsme, l’individualisme, la recherche du profit, le consumérisme outrancier mettent à mal notre solidarité. Nous avons le droit d’espérer que ce que nous vivons en ce moment convaincra le plus grand nombre, qu’il ne faut plus différer les changements qui s’imposent : alors, ce drame porteur d’angoisse n’aura pas été traversé en vain.

Le mercredi 25 mars, à 19h30 

Un peu partout en France, les cloches de toutes les églises sonneront pendant dix minutes, non pour appeler les fidèles à s’y rendre, mais pour manifester notre fraternité et notre espoir commun.

Elles sonneront comme elles ont sonné aux grandes heures de notre histoire, la Libération par exemple. En réponse à ce signe d’espoir, nous invitons tous ceux qui le voudront à allumer des bougies à leur fenêtre. Ce geste, qui est de tradition dans la ville de Lyon, est un signe d’espérance qui transcende les convictions particulières : celui de la lumière qui brille dans les ténèbres !