Edito

14ème dimanche – 9 juillet 2017

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos »

Cette parole de Jésus dans l’évangile rejoint une aspiration profonde de notre cœur, et retentit avec une certaine actualité pour bon nombre d’entre nous en ce temps d’été où nous espérons trouver des temps  de ressourcement, de repos, de paix.

Voici que nous recevons de Jésus une indication, une invitation même, pour trouver la source du vrai repos, de la véritable paix. Venir à Lui, qui est « doux et humble de cœur », Lui confier dans la prière notre vie, ses joies, ses peines, ses aspirations, ses échecs, Lui confier aussi nos fautes dans le sacrement du pardon, tel est un chemin sûr pour recevoir du Seigneur la paix pour notre âme.

Jésus, si j’ose dire, nous propose même des « devoirs de vacances » : « Mettez-vous à mon école, prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples ». « Oui mon joug est facile à porter et mon fardeau, léger ». Le joug est cet appareillage solide posé sur l’encolure afin que les bœufs puissent tirer la charrue, et tracer les sillons. Il est normalement très pesant, il y a donc un aspect paradoxal dans la parole de Jésus.

Le joug est aussi un symbole de la Loi transmise par Moïse avec ses nombreux commandements donnés pour suivre le chemin de la fidélité envers Dieu. Cette Loi peut être perçue comme difficile à accomplir et contraignante. Jésus ici propose de prendre sur lui son propre joug, celui de la Loi nouvelle, celle de la charité, celle de l’amour de Dieu et du prochain, vécue dans la grâce de sa présence, avec le secours intérieur de l’Esprit Saint.

Pour vivre de cette grâce de la vie nouvelle, celle qui donne le repos de l’âme et du cœur, il faut oser se reconnaître petit et pauvre de cœur devant le Seigneur et le prier humblement mais avec beaucoup de confiance de nous la donner.

Bon repos dans le Seigneur !

Père Antoine d’Eudeville +