Pèlerinage Notre-Dame-du-Laus

Le jeudi 5 mai, tôt le matin, le car de Notre-Dame-des-Champs s’ébranla, quasi complet, vers une destination inconnue de beau- coup : Notre-Dame-du-Laus à dix heures de car ! Nous allions vers les Alpes à 900 mètres d’altitude, sur un antique chemin de Saint- Jacques-de-Compostelle. Une belle étape permit de revoir la merveilleuse abbatiale romane Saint-Phili- bert-de-Tournus. Les jambes des plus jeunes se dégourdirent enfin. A destination, nos prêtres les pères Antoine, Nicolas et Yannick nous offrirent une belle messe de l’Ascension.

Par les tableaux qui ceignaient la jolie chapelle nous faisions mieux connaissance avec Benoîte Rencurel, bergère, à qui la Vierge donna rendez-vous 54 ans durant, de 1664 à 1718 ! La spiritualité transmise par la Vierge à Benoîte est celle de la Réconciliation. Elle désirait la cons- truction d’une église où les prêtres puissent venir confesser. La Vierge, ici, fut totalement maternelle en aidant Benoîte à grandir intellectuellement et spirituellement. Elle souhaita qu’elle fût l’artisant du pardon incessant de la tendresse de Père envers les pêcheurs. Le site magnifique permit aux uns et aux autres de découvrir l’environnement de Benoîte par de superbes promenades dans l’après-midi du vendredi.

Le lendemain après une heure de car, nous découvrions le message de La Salette. La Vierge y apparut, une seule fois, moins d’une heure, en costume local, parlant patois et pleurant. Un message déconcertant pour beaucoup car la Vierge y fut sévère contre ce monde oublieux de son créateur et ir- respectueux à son égard. Elle se plai- gnit de l’impiété des chrétiens, prédit des châtiments, mais promit la clé- mence divine s’ils s’amendaient. Elle chargea les deux enfants, Mélanie et Maximin, de faire connaître ses paroles à tous. La Salette est un petit village perdu dans le Sud de l’Isère, en- touré de majestueuses pentes que nombre de pèlerins gravirent avec joie. Les autres découvrirent le sanctuaire et la basilique ornée des superbes fresques du célèbre peintre Arcabas.

La beauté des paysages vue à travers les fenêtres du car, les films et docu- mentaires, les prières et chants permi- rent que toutes ces heures de voyage ne furent pas vaines et contribuèrent à notre croissance intérieure en méditant sur la conversion, mot clef de ces deux sanctuaires mariaux. Un merci tout particulier à Edith Putois pour cette belle organisation !

Vérone de Cézac